Camille Lefebvre, c.s.c. et
Marie-Léonie Paradis, fondatrice

Camille Lefebvre
Ami de la famille Paradis, ce dernier était de neuf ans plus âgés qu'Élodie. Il était orphelin de père et a été, le seul soutien de sa vieille mère infirme. Pieux, il se sentait attiré par le sacerdoce mais l'argent manquait. Les Pères de Sainte-Croix, étaient prêts à enseigner la philosophie et la théologie à des jeunes gens en échange de quelques heures d'enseignement par jour dans leur collège de Saint-Laurent. Accepté, il est devenu père de Sainte-Croix. Supérieur au Collège de Saint-Joseph à Memramcook, il demanda l’aide des Sœurs de Sainte-Croix, de l’Indiana aux États-Unis, pour assurer le bon fonctionnement de son Collège. Il décéda subitement en 1895. Il a été nommé le grand défenseur et le sauveur de la langue française en Acadie.

Photo de
Camille Lefebvre, c.s.c.

À l’automne de 1874, Sœur Marie-de-Sainte-Léonie est envoyée de l’Indiana à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, pour prendre charge de l’équipe des religieuses et des jeunes Acadiennes qui assument les travaux domestiques au collège Saint-Joseph, alors dirigé par le Père Camille Lefebvre, c.s.c.

Cet endroit se révèle vite une source de vocations et des filles généreuses ont tôt fait de se grouper autour de Sœur Léonie ou Sœur Marie-Léonie habituellement appelée.

Là, elle fonde officiellement, en 1880, son Institut : Les Petites Sœurs de la Sainte-Famille pour collaborer et soutenir les Religieux de Sainte-Croix dans l’œuvre de l’éducation.

En 1895, la mort du Père Lefebvre, qui avait assisté la communauté, laisse sans approbation canonique cette œuvre chargée de promesses.

En 1880, le chapitre général des Religieux de Sainte-Croix accepte que ces filles, portant le nom de «Petites Sœurs de la Sainte-Famille» s’organisent en Institut autonome, sous la direction de Sœur Marie de Sainte-Léonie. Tout en se sanctifiant par des vœux privés, ces jeunes se dévoueraient aux soins domestiques des collèges de Sainte-Croix au Canada.

Elle demeure toujours professe de Sainte-Croix et en porte le costume. En 1905, le Pape Saint Pie X la relève de ses obligations envers sa première communauté et lui permet de revêtir l’habit religieux donné à ses sœurs.

Peinture de Mère Marie-Léonie Peinture de Mère Marie Léonie

Peinture de Mère Marie Léonie

Petit à petit, l’Institut vient à servir différentes communautés de religieux et le clergé diocésain.

Dans plus de quarante maisons travaillent ses sœurs, quand Dieu la rappelle auprès de lui, le 3 mai 1912, à l’âge de 72 ans, après avoir dirigé sa communauté pendant 32 ans.

Le matin même, elle a la joie de recevoir la permission d’imprimer la «Petite Règle» des Constitutions, patiemment attendue depuis vingt ans. Le souper terminé, elle décède subitement après avoir dit à une malade, au cours de l’après-midi : Au revoir au ciel!

Femme de grand cœur, d’une simplicité désarmante, elle laisse plus de 600 religieuses heureuses de cheminer sur ses traces, en aimant et soutenant le ministère des prêtres durant leur vie, dans la prière et le dévouement.

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